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Vous voulez être libre. A votre aise, Madame.
Je ne suis pas maton et vous avez la clé
De l'aimable prison où votre volonté
Accepta quelque temps de poser son sésame.
Au fond, plus que l'amour vous cherchiez l'aventure.
Alors soyez en paix, je ne vous retiens pas.
Tout passe dites-vous. Si ce n'est pas mon cas
Je saurai supporter au mieux cette blessure.
Je garderai pourtant- n'en prenez pas ombrage-
Les moments enchanteurs de vos doux abandons
Quand vous capituliez aux charmes de mes dons
Enivrés de tendresse et bonifiés par l'âge.
J'ai tout connu de vous, de la bouche et du sexe,
Les mains. Tout vous mettait dans un si grand émoi
Que vous vous retrouviez dans cet état complexe
Où vous étiez vous-même et vous étiez à moi.
Vous voulez être libre. Mais vous l'êtes Madame.
Si ce n'est pas mon cas, pardonnez mon erreur.
J'avais pensé trouver en vous un peu de coeur.
Soit. Je me suis trompé. Mais rien ne vous réclame.
Si prison il y a, c'est vous la geôlière.
Je me suis enfermé tout seul et mes barreaux
Sont ainsi devenus des flèches et carreaux
Qui pleuvent désormais sur ma vie entière.
Allez, soyez en paix ! Vivez votre jeunesse.
Oubliez celui-là, ce vieux fou qui pensa
Que l'amour a pouvoir de surmonter par çà
La dure vérité de la triste vieillesse.
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