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Un rayon de soleil à travers les volets
Fait danser la poussière.
Je regarde, attentif, voleter ces ballets
Libres et sans manière.
Mais pourquoi donc n'y avais-je jamais pensé ?
Le soleil rend visible
Ce cosmos, minuscule à l'autre comparé,
Qui fait de moi sa cible.
Ce pollen m'incommode et me met en péril.
Je n'en ai rien à faire.
Dans mon rêve têtu, folâtre et puéril,
Le danger m'indiffère.
C'est que je pense à toi, à toi si loin de moi.
Ton corps n'est que poussière
Mais ton âme là-haut, dans l'azur a le droit
De dompter la matière.
Tu pourrais dans l'instant m'apparaître au grand jour
Pour éblouir mon rêve
Puisque bien mieux que moi tu sais le Grand Amour,
Que tu le vis sans trêve.
Tu viens me consoler, me redonner l'espoir
Lumière qui m'éclaire
M'accordant par faveur de montrer l'ostensoir
De ton ciel à ma terre.
Ici-bas, le soleil domine chaque chose
Sait effacer le noir.
Si jadis, chaque jour je t'offrais une rose,
Prends, c'est mon encensoir.
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