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Le Temps passe pas le souvenir.
Trois Printemps se sont délités sans ta présence.
Tu m'as quittée pour rejoindre l'Eternel.
Les jours interminables peuplent mon existence.
Souvent des larmes ourlent mes prunelles.
"Notre Place" arborée ne suscite plus aucune attirance.
La tronçonneuse, en bourreau impitoyable s'est montrée cruelle.
Les arbres ont été décapités dans une tension de souffrance.
Mes larmes ont accompagné leur ultime sacrifice officiel.
Le soleil endeuillé a tiré son rideau dans un soupir.
La gent ailée, désorientée est soustraite à son habitat verdoyant.
La place a perdu son âme, à peine un souvenir.
Les jours de spleen, j'y trouvais une source apaisante.
Le vent ami froissait en murmures leur habillage.
Finies les jacasseries de "notre" couple de pies facétieuses.
Les heures s'entassent dans la bannette ourdie de nuages.
Un sentiment irrépressible de mélancolie colle aux lieux.
Je me languis, le temps n'affranchit pas ma solitude.
Je navigue dans une atmosphère sombre.
Je ne peux m'absoudre de l'air printanier malgré ma vicissitude.
Les nuits ne tarissent pas l'âpreté d'une journée d'ombre.
Dans mes oreilles, tes mots trompent mon ennui.
Tes lettres en reliquaire, sont des compagnes étoffées d'un amour flambant.
J'abhorrais les photos, reflet d'un bonheur évanoui.
Aujourd'hui, je feuillète l'album avec persistance.
Notre parcours individuel était peuplé de blessures.
Les débris de nos cœurs malmenés se sont trouvés
dans un amalgame d'optimisme, enraciné dur.
Tu charroyais la gaîté, ton attelage était bien amarré.
Je pleure le cocher de l'attelage, un amour ineffaçable
MC - Février (Michelle) - Délire.
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