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TEXTE J'ai appris par un magazine que c'était; le 22ème Printemps des Poètes qui célèbre le courage.
L'histoire authentique de cette fillette de 7 ans, à mon sens, a fait preuve de beaucoup de courage malgré son jeune âge.
;Nous sommes en Juin 1944. La France tressaille d'espoir sur la fin du conflit de la deuxième guerre mondiale. Les Alliés commencent le débarquement. En cet après midi de Juin, une forte chaleur écrase ce village paisible Lorrain. Cherchant l'ombre, une fillette,
aux boucles blondes est sagement assise sur un escalier en pierre de la maison de sa grand-mère. Un journal dans les mains, elle lit, avec une grande attention, la rubrique
humoristique , rédigée en patois lorrain qui l'amuse énormément..
Sa grand-mère la rejoint, en s'installant sur une chaise sur l'escalier supérieur, tout en épluchant une salade. Tout ceci dans une atmosphère de quiétude.
Soudain, un bruit de moteur, vient troubler ce calme ambiant.
Surgit, un sidecar, dans un halo de poussières. A son bord, trois officier SS en descendent.
Tout comme nous, la grand-mère de la maison voisine est assise sur son banc.
D'autorité, sans le moindre mot, en conquérants , ils s'introduisent dans la maison de la vieille Dame. Ils sortent en un tour de mains, une table, trois chaises, trois verres, en face de
e la maison, à quelques mètres, un jardinet où trône un noyer centenaire qui voisine avec
des rosiers grimpants en pleine floraison. L'endroit idéal par cette chaleur étouffante
d'installer : table, chaises, verres. Ils placent sur la table plusieurs bouteilles de champagne
et, un gros paquet de dragées (nous sommes à 18 Km de Verdun).
La fillette et les deux grand-mères ne sont pas rassurées par leur présence. Hilares, ils sont
bien éméchés.
Il s'est passé unequinzaine de minutes lorsqu'un officier interpelle la fillette lui
enjoignant de venir le rejoindre. La fillette, tremblante, a obéi à son injonction. Celui-ci
lui ordonne de couper une mèche de ses magnifiques boucles blondes, en contrepartie il
lui promet le paquet de dragées.
Il faut se rappeler que nous sommes en pleine guerre que les enfants étaient privés
de friandises. Malgré la peur que la fillette ressent, les dragées sont bien tentantes.
Elle ne peut que répondre à l'exigence de cet officier. Dans la boîte à ouvrage de sa mémé
elle se saisit d'une paire de ciseaux, un coup d'œil dans le miroir, sans hésitation, elle coupe la mèche, retenue par une barrette.
Intimidée, toujours apeurée, la mèche de cheveux à la main, elle la remet à l'officier
demandeur, attendant sa récompense. Celui-ci, prendra cette mèche de cheveux et la placera délicatement dans son portefeuille. Décontenancée, la fillette attend sa récompense, le paquet de dragées.
Royalement, il lui glisse dans la main quelques dragées. Dépitée, impulsive, elle les lui lance au visage et, prend la fuite, en se terrant dans une chambre chez sa grand-mère.
Inutile de préciser l'angoisse de la grand-mère, craignant une violente réaction de ces officiers SS (d'autant que le Drame d'ORADOUR, s'était passé quelques jours auparavant)
Je trouve que cette petite fille a fait preuve de beaucoup de courage face à l'ennemi et,
surtout face à un soldat SS.
MC Février (Michelle) Délire
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