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Faux et usages de maux
Quand je panse mes maux, ils me le rendent bien,
Ma peau est poésie, ce n’est qu’un mal bénin,
Mon cœur n’a plus de sève, si je veux le sauver,
Sur l’arbre de la vie, il doit être greffé.
Quand je panse mes maux, les blessures se ferment,
Seuls des épis rebelles transpercent l’épiderme,
Les orgasmes d’amour, je les ai transplantés
Espérant que pour moi, ils n’aient pas de rejet.
Quand je pense mes mots, tout en pansant mes plaies,
J’ai leur désaffection pour me désinfecter,
Quand je panse mes maux, je pense planétaire,
Au coma de la Terre dans son apnée d’éther.
Quand je pense mes mots, j’y injecte des rimes,
Ainsi, je les transfuse dans ma pompe à morphine,
Cet état léthargique me donne des idées…
Quand je remplis mes vers, c’est pour mieux me saouler.
Perdu dans la savane, j’vois des ‘’ éléphants ‘’ roses,
A l’ allure ‘’ trompeuse ‘’…j’ai du avoir ma dose,
Quand je panse mes maux, je mets du sparadrap,
Mais lorsque je l’enlève, ça cicatrise pas.
Je dois souffrir des troubles de mon comportement,
Le psy me prend mon chèque, tout en m’analysant,
A-t-il vraiment pour ‘’ l’Homme ‘’ un peu de sympathie,
Où dois-je me soigner à ‘’ l’ Homéopatie ‘’ ?
Claude écrit le 16 Mars 2020
https://www.youtube.com/watch?v=EAs_fpO6bxA
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