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Le monsieur qui dansait avait des ailes blanches,
De longs cheveux filés par les valses du temps,
Des mains de solitude habillées de dimanche,
Des yeux de pluie posés sur des rires d'enfant.
Le monsieur qui dansait ouvrait la boite grise
Où vivaient les photos de l’amour et du temps
Du voilier de Saint Jean, des vacances aux Marquises,
De celle-là toujours assise par devant
Avec ses doigts croisés à barrer les alarmes,
De celle-là, toujours, et ses façons de femme.
Le monsieur s’en allait parfois les ailes lourdes
Mais tu courais, courais pour te pendre à son cou...
Un baiser sur le nez, un frisson sur la joue,
Tu lui disais:”Répète! Sinon c’est moi qui boude..”
Et tu te retrouvais valsant sur les épaules
D’un jeune homme en col blanc qui hurlait des “Je t’aime”,
Des serments, des pardons et même, des blasphèmes
Pour celle-là toujours à rejouer son rôle
De sagesse mêlée de blessure et de charme,
Pour celle-là, toujours, et ses façons de femme.
Le monsieur qui dansait avait des ailes blanches,
De longs cheveux filés par les valses du temps,
Des mains de solitude habillées de dimanche,
Des yeux de pluie posés sur des rires d'enfant.
Aujourd’hui, quand ton coeur s’élance des falaises,
Lorsque la peur se prend aux voiles de ta nuit,
Tu repenses au monsieur.. ou même, tu danses un peu..
Et tu es celle-là au devant de la vie
Qu’un frisson sur la joue protège des alarmes...
Et glisse dans tes yeux comme un secret de femme.
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