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Je me sens coupable le midi,
De suivre les douze coups de midi,
De voir ces millions d’euros,
Distribués sur un coup de bigo.
Tout ce fric balancé au visage
Des infirmières loin de la plage,
Pour elles, pas de repos, pas d’euros,
Ne se prennent pas pour des héros.
Les joueurs de foot et leurs millions
Se cassent au loin, en première classe.
Voyagent en jet privé, sans aucune façon.
Pour l’infirmière, ni repos, ni pognon,
Les douze coups de midi, sur la une
Sonnent le tocsin, besoin de tunes.
Les infirmières toujours debout,
Elles bossent pour nous sauver,
Sans jet privé et pour peu de sous.
Charlesp
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