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Dans mes songes noirs et profonds
J’ai vu le poulain sur le dos de l’étalon.
La lune se jouait de leurs ombres.
L’enfant cherchait leur nombre.
Un ou des milliers ? Nul ne savait.
Leur course blanche pour survivre
Le vent, le seul !, là-haut, s’amusait
Les hommes étaient déjà bien ivres.
La jonquille or dans la main de l’enfant
Disait la route pour aller de l’avant
Il était temps, grand temps, de changer
Trop tard, on sentait l’ail du danger !
Ceux qui étaient couchés, dormaient.
Ceux qui étaient debout, marchaient.
Le combat entre le cerf et le lièvre
Etaient trop inégal : seule la fièvre
Pouvait l’emporter avec sa toux
Ses quintes sans demi-mesure.
A son heure, même pour les roux,
Chacun sentira bientôt, qu’il meure.
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