|

Le chant de la mer
C’est au début du soir, quand le phare s’allume
Qu’il faut venir ici pour écouter la mer,
Quelquefois elle joue de la corne de brume,
Mais son chant de sirène s’embellit par temps clair.
Il ne faiblit jamais, car même à marée basse,
Il est aussi profond qu’un psaume religieux,
Séduit par son lyrisme autant que par sa grâce,
Le moindre clapotis en devient mélodieux.
On peut le comparer à une symphonie
Dont chaque mouvement ne serait que l’écho
Du va et vient des vagues en parfaite harmonie
Avec la mélopée de la harpe des flots.
Il monte des abysses, là ou dorment les drames
Des bateaux dont les voiles ont servies de suaire
Aux marins disparus qui ont laissé leur âme
Se reposer en paix vingt mille lieues sous les mers.
Lorsque le vent mutine la surface de l’eau,
Ce chant devient alors dans le creux des voilures
Une ode pour ces morts qui privés de tombeau
N’auront que des coraux pour toute sépulture.
Claude écrit le 27 Mars 2020
( ancien poème de 2012 )
https://www.youtube.com/watch?v=30HEiNhjIbU
|