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Le ciel s'était assis là, sur la terre
L'éternel gris s'assombrit, couleur colère
Fidèle aux Dieux poussant jusqu'à l'hubris
A tire-d'ailes les oiseaux blancs se glissent
Appellent en cris répétés à s'enfuir
L'autel des champs protecteurs promet l'avenir...
Éole prend son temps, ce n'est que caresses
Obole avant la fureur, la paresse
Camisole de chaleur subite s'impose
Cajole ces vents de Sud-Ouest qui osent
Paroles à eux, maintenant, ils commencent
Folles tornades lèvent vagues en transes...
La marée sera haute dans quatre heures
Broyés sont les éléments, ils ne sont qu'en pleurs
Harcelés par la pluie battante, violente
Défigurés leurs visages, indécente
Dénudée cette nature qui se venge
Vidée par ces hommes parfois étranges...
Le cap de la Chèvre nous touche, s'approche
Pape de la baie, l'eau est loupe, ricoche
Dérape, prenant du sable en message
Agapes des déferlantes ces sauvages
Sapent, bouffent les dunes, si voraces
Happent tout, la peur nous enlace, nous glace...
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