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Enfermé dans ton cœur,
Ton cœur est mon autel,
Un autel Morrison et polisson,
Cœur plisse et Là palisse,
Ton cœur dans un bocal,
Local et biodégradé ;
Ton cœur cigogne
Nidifiant sans signifiant
Nidifiant dans Nidavellir,
Dans l’entre-deux ton cœur est un été pluvieux ;
Enfermé dans ton cœur,
Ton cœur phonème premier,
Faux-name quand il devrait s’appeler
Prison.
Ton cœur altier,
Ton cœur alter
Marais que les créatures ne peuvent
Franchir ;
Enfermé dans ton cœur-cuve,
Dans ton corps douve,
Cette année le vin sera bon,
Ton cœur qui grossit
Cœur bouillon
De culture et
De truculence
Ce truc qui lance et perce
A jour à flan
Les faux Jésus ;
Enfermé dans ton cœur
J’ai su
J’ai su me faire isthme
Athlète,
Et ton cœur lièvre
Qui me livre tous les records
Du monde, les médailles
Et la Jérusalem céleste ;
Enfermé sur ton cœur autel
Et Pâques est reportée,
Cœur-cuve conc(l)ave
Evanescent, honnira ma crise onirique,
Ton cœur gigote
Dans l’entre-deux, le
Permafrost ;
Qui te touchera le cœur
Quand on m’aura amputé
Des doigts ?
Enfermé dans l’année du dragon
Avec ce cœur drôle et
Drille, ce cœur sans rideau ;
Enfermé dans ton cœur druide
Le lecteur détruira sa part,
Déduira la suite ;
Ton cœur dans un bocal
Et la chimie s’arrête ici.
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