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Un havre de paix ou un cri de guerre ?
L’ombre de la mort a une étrange lumière
Pas de sang, pas de bombe
Que le silence de banquise
Qui tombe en glaçon épais
Pour geler vite tout travaux
Les français sont des veaux
La planète des moutons blancs
Bestiaire inoffensif pour un virus
Qui nous connait si bien
Et dont on ignore jusqu’au nom !
Ce n’est pas si grave
Cueillons d’abord les bénéfices
Nous remercions ce maléfice
Qui nous donne tant de bon temps
Il était déjà grand temps
La planète hurlait son épuisement
Que je sois brulé vif si je mens
Nous sommes tous sourds
Comme des vieillards grabataires
Les mêmes qui sont à sauver
Pour lesquelles le monde s’arrête
Le restaurant fera-t-il crédit ?
Auberge espagnol sans tenancier
Personne ne paiera sauf les crève-misères
ceux d’aujourd’hui, ceux de demain
A qui on aura coupé les deux mains
Et qui hurleront dans les rues, leur faim
Ce n’est pas grave, vive les crevard
L’anorexie d’un milliard d’être
Se soignera, comme le virus
Dans le silence pas tout à fait le même
Des journaux et des télés que l’on aime
Eux qui nous ont bien tenu compagnie
Durant ce casernement de gendarmerie
Choisissez une droite, même un peu courbe
Pour le confort c’est mieux et laissez glisser
Vous verrez on ne peut pas faire de bourde
Il suffit de repasser en tout sens, sans plisser
Nous ne prenons pas une ride
C’est pour affronter le vide.
A très vite !
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