au fil de mes mots

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Quand je ne serai plus...

le mercredi 22 avril 2020, à 15:31. Posté par Ivydall (auteur : Dago-Rivages et tombants)



    Quand je ne serai plus je serai davantage
    Je serai l’eau qui dort dans le calme du puits
    Je serai la vapeur montant vers le nuage
    La rafale de pluie

    Je serai le flocon aux formes incertaines
    Qui couvre le buisson de son léger coton
    Je serai le glaçon au canon des fontaines
    Où boivent les moutons.

    Je serai filet d’eau dans les menthes sauvages
    Ou la goutte qui dort au cœur du liseron.
    Je serai le ruisseau qui descend des alpages
    Dans les rhododendrons.

    Je connaîtrai l'étang où se mirent les saules
    Les berges aux roseaux murmurant dans le vent
    Où s'abreuvent les cerfs épaule contre épaule
    Quand la lune descend.

    Et quand viendra le temps où mon cycle culmine
    Je reviendrai enfin pour renaître au néant
    dans le flot maternel des limbes utérines
    de l'ultime Océan

    Dago-Jacques Laborel

    Parti vers d'autres rivages le 14 avril 2011

    http://www.mespoemes.net/dagolaborel


<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
vertflo le jeudi 23 avril 2020, à 00:01
Bonsoir Ivy
C'est avec beaucoup d'émotion ( à la limite des larmes ) que j'ai relu ce texte de notre ami disparu Dago Laborel.
J'ai à l'époque imprimé presque tout ses textes tellement c'est beau.
Dago adorait la mer et souvent il la mettait en valeur dans ses textes.
C'est bien aussi d'avoir mis le lien sur son site pour celles et ceux qui voudraient lire tout ses écrits.
Je suis sur que de là haut, Dago te remercie de penser autant à lui.
C'était une personne très modeste et quelques uns à l'époque, dont toi Ivy nous ne manquions pas de nous commenter avec toujours une pointe d'humour car Dago en avait à revendre.
Encore merci pour lui Ivy, tu es une femme de coeur, une femme merveilleuse
qui ne trahit jamais une belle amitié.
Ah ! que je regrette ce passé plus beau qu'aujourd'hui et plus riches en sentiments.
Aujourd'hui ce qui domine c'est l' égoïsme et l'individualité.
C'est fou ce que l'écriture a changée en dix ans......comme dans la chanson :
'' Que sont mes amis devenus.......''
j'aimerais tant que le temps ne les ai pas emportés aussi vite, j'aimerais tant retourner les aiguilles des années en arrière et les bloquer pour ne pas qu'elles nous conduisent là où l'on en est maintenant.
Dago était un fervent défenseur de la nature , des animaux, de l'écologie, la vraie, pas celle des politiciens pipeaux.
Dago avait la haine du racisme, de la xénophobie, de la connerie en un mot.
Les Fronts Nationals lui, comme moi ça le rendait furax lui, il préférait les Fronts de mer, les vagues, les mouettes, lui il préférait la vie, la vraie, pas celle qu'on nous offre actuellement.
Je t'embrasse très fort pour que tu sentes combien mon coeur a battu très fort en lisant ce texte et en pensant au souci que tu as eu de ne pas oublier Dago, 9 ans après.
Claude

José le jeudi 23 avril 2020, à 11:46
Merci Ivy de ce poème de Dago.
Il y a une dizaine d'années que je suis sur le site et je l'ai donc connu. Je ne mets pas de guillemets à connu parce que sa poésie donnait vraiment à le connaître, dans toute sa dimension humaniste et sans la revendiquer, engagée pour la vraie écologie comme l'écrit Claude. Et je ne parle même pas de l'art du langage et de sa musicalité qu'il possédait.
Cela ne pouvait donner qu'un grand poète.
Bises ensoleillées du Pays Basque.

vertflo le jeudi 23 avril 2020, à 21:57
Bonsoir Ivy
Hé bien on se retrouve après une dizaine d'années entre '' vieux croûtons '' et '' croûtonne '' ! (rire )
J'ai voulu faire un peu d'humour car Dago j'en suis sur ne m'en aurait pas voulu.
C'est une manière aussi de ne pas l'oublier à travers notre état d'esprit qui je le pense est resté intact.
Merci à José aussi d'avoir laissé son ressenti.
J'ai appris par son com que José était du Pays Basque et j'ai honte maintenant d'avoir écrit des choses sur la pelote etc.....
Je garde un super souvenir du bays Basque où j'avais été en vacances il y a une quarantaine d'années.
A l'hôtel dans la salle de resto en bas, il y avait un groupe de chanteurs Basques qui ont chanté une bonne partie de la nuit.
Impossible de dormir mais quel régal ces voix.
Je m'en souviens encore comme si c'était hier.

Bises à vous deux
Claude

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet