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Quand je serai vraiment vieux,
Serai-je radoteur et bougon
Ou un peu fou et vieux con ?
Je ne sais pas ce qui serait le mieux.
La vieillesse sera-t-elle une amie,
Belle dame aux cheveux blancs
Ou peut-être n’aura-t-elle plus de dents ?
Je le sais pourtant : c’est bien la vie !
Quand je n’aurai plus d’autre adversaire
Que cette belle et redoutable mort,
Il me faudra la vaincre encore
Ou m’endormir à jamais sous la terre.
La vieillesse me trouvera-t-elle dévot,
Priant dieu pour continuer à vivre,
L’ivresse de la bible comme seul livre
Et bénissez-moi dans mon beau caveau !
Quand je serai vraiment vieux
Serai-je un vénérable arbre sec
Sensible à chaque petit coup de bec,
Ou serai-je impotent et frileux ?
La vieillesse me trouvera-t-elle assoupi
Près de ceux que longtemps j’ai chéris.
Me donnera-t-elle une autre chance de vie
Pour que je sois à tout jamais adouci.
Je sais qu’il est encore trop tôt,
La vie me dit fermement : il se fait tard,
En vérité, tu ressembles à un vieillard !
Je le sens : ma jeunesse est dans mon dos.
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