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Soudain la vie s’arrête
Et laisse entrevoir le néant,
Puit sans fond, j’y descend.
Le temps et l’espace en retraite.
Cœur lourd, tête pleine,
Sans détour affichant la peine,
Le passé alors vous assaille
D’émotions en pagaille.
Entre robot et zombie,
État diffus, mal défini,
Automate en sursis
Cherchant la sortie.
Déverrouiller tout ce fatras
Qui tenaille l’estomac,
Resurgissent pleurs et rires
Comme autant de souvenirs.
Chapelets d’instants partagés
Au détour d’une histoire évoquée,
Bribes de bonheur éclatés
Pièces d’un puzzle qui renaît.
Transmission du passé
Dans ce présent morose
Pour bâtir et espérer
Un avenir plus rose.
Pour sûr tu vas manquer
Pour toujours en nous tu es.
Lumière éclairant nos pas
Effaçant ce vide, papa.
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