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📐📏⏳10 – Le mystère des nombres

le mercredi 13 mai 2020, à 17:01. Posté par FRANCOIS






    Quoique j’appartenais aux étudiants abasourdis par l’univers
    des mathématiques, j’étais invariablement séduit par cette
    discipline,c’est pour cette singulière allégation, qu’il me fallait
    conjecturer une graphie sur la diablerie des grandeurs
    numériques.


    Après de foisonnantes compulsions d’ouvrages absorbant ce
    sujet, bien entendu les caractères arithmétiques et les figures
    géométriques déclinent de la phase préhistorique, puisque
    d’érudits prospecteurs ont élucidé de surprenants indices
    remontant à plus de quatre mille ans avant Jésus Christ.


    Les plus patriarcales sociétés contemplaient la farandole des
    astres de l’immense empyrée, principalement les Sumériens,
    des antiques cités d’Uruk, et de Nippur, qui vers l’an trois mille
    avant JésusChrist, adoptaient antérieurement des registres
    sélénites.


    Dans quelle intention ces populations avaient préféré s’appuyer
    sur un système de comptage privilégiant l’assiette soixante, qui
    provoqua la division des heures en minutes et de ces dernières
    en secondes.


    Cette convenance sexagésimale reposerait découlerait d’une
    association astucieuse de nos deux mains, ainsi les trois phalanges
    des quatre doigts de la droite, hormis le pouce jouant un rôle
    d’indicateur, mentionneraient les unités, la distale de l’auriculaire
    le un, son intermédiaire le deux et sa proximale le trois, l’annuaire
    serait associé au quatre, cinq, six, le majeur représenterait le sept,
    huit, neuf et l’index correspondrait à dix, onze et douze, quant
    aux cinq doigts de la gauche, ils recenseraient les douzaines, donc
    pour l’auriculaire, on obtiendrait douze, pour l’annuaire, on parviendrait
    à vingt-quatre, pour le majeur, on atteindrait trente-six, pour l’index
    on accéderait à quarante-huit, et pour le pouce, on finirait à soixante.


    A l’époque des autocrates de l’ancienne Égypte, uniquement les
    dignitaires, importants de l’administration, préposés à la rédaction
    de divers textes, réussissaient à domestiquer la phraséologie, ils
    dominaient la gravure et la sculpture des idéogrammes sur des
    pierres en utilisant principalement des ciseaux et des marteaux.


    Les scribes étaient d’éminents spécialistes, ils étaient susceptibles
    de régenter une comptabilité, ils étaient capables de recenser, de
    contrôler, ils manipulaient avec dextérité le coupe-papier et le lissoir,
    afin de restituer à la feuille de papyrus une surface admissible.


    Ces transcendants orfèvres de la transcription épistolaire réalisée
    sur des rouleaux élaborés à partir de végétaux aquatiques de la
    famille des cypéracées, qui poussaient autrefois en bordure du
    fleuve sacré, le Nil, ainsi que sur toute la superficie de son delta.


    Cette extraordinaire plante était formée d’un pédoncule ligneux
    au profil trilatéral soutenant des frondaisons, ordonnées en étoiles,
    à son acmé, formant une sorte de disposition particulière de fleurs
    adoptant la configuration d’un parasol, aux feuillages de couleur clair
    pistache, légèrement turquoise, de proportion longiligne, de finesse
    accorte, d’une robustesse persistante, couronnés de fleurons et
    d’épillets de teinte brune.


    Cette incarnation suprême de la Basse-Égypte particularisait la déité
    providentielle Ouadjet, protectrice de la ville de Bouto, qui grâce à la
    teinte verte de malachite, suggérait l’agrandissement, la fécondité des
    terres, en outre le papyrus illustrait la reviviscence, la renaissance,
    et la perpétuité, et que le dessin trigone de son support rappelait le
    contour des pyramides et les sépultures royales, et que son ombelle
    s’apparentait au flamboiement du soleil.


    Les articulations transmettrices du savoir appliquaient une stratégie
    de nommage des nombres en base dix, mais dans cette structure
    ampliative, aucune trace du chiffre zéro, aussi dans cette numérotation
    égyptienne additionnelle et non positionnelle, un bâton signifiait un,
    un fer à cheval exprimait dix, un rouleau de papyrus enroulé traduisait
    cent, une fleur de lotus valait mille, un doigt relevé et doucement
    incliné révélait dix mille, un têtard désignait cent mille, et le dieu Heh,
    agenouillé, les bras éployés, supportant le ciel indiquait le million.


    Quittons à présent le continent africain, et aventurons-nous en
    Chine, où pour une très grande partie de la population, la globalité
    des notions explorant les ordres de grandeur était une mécanique
    incontestable pour démêler les embarras de leur existence courante.


    On peut prétendre, que l’habilité des mandarins dans l’application
    du chiffrage, démontrait, qu’ils avaient rallié ce conséquent degré
    de connaissances.


    Une des majeures locutions dérivant de la numérotation consistait
    à propager des formules dévoilées lors de l’année mille-huit- cent
    quatre-vingt-dix-neuf par le grand savant et homme politique de
    l’Empire Céleste Wang Yirong, qui décrypta maintes inscriptions
    sur des os oraculaires, constitués de fragments de dossières ou de
    plastrons de tortues, utilisés dans les prédictions monarchiques,
    depuis le mitan de la généalogie des Shang jusqu’aux prémices de
    la lignée des Zhou ; ces annotations, d’un cachet scriptural asiatique
    original, furent baptisées écriture ossécaille.


    Transmigrons présentement vers l’ouest, de manière à approcher
    les cultures précolombiennes, nous chatouilleront dans un premier
    temps la prépotence aztèque, autochtones de la coterie Nahuas,
    qui s’étaient concentrés sur les altitudes géographiques du Mexique,
    où ils bâtirent vers mille-trois-cent-vingt-cinq la ville de Tenochtitlan
    qui était positionnée sur un modeste ilot, placé sur la partie occidentale
    sur l’ancien lac salé Texcoco.


    Les aztèques du Mexique détenaient un ordonnancement numérique
    constitué de quatre figures, dont lequel le un était brossé par un
    gros point reflétant le grain de maïs, le vingt invoquait un drapeau,
    le quatre-cent objectait un plant de cette graminée, quant au
    huit-cent symbolisait une poupée construite avec cette céréale, tout
    en embrassant une logique édifiée sur le socle vingt comme les Mayas.


    Cette ethnie didactique habitait la fraction australe du Mexique, et
    la portion septentrionale de l’Amérique Centrale, principalement le
    Guatemala et le Belize, avec d’infinitésimales minorités au Salvador,
    et Honduras.


    Je serais dans l’irrévocable impéritie d’accoster tous les thèmes
    se référant aux cotations numériques, mais je survolerais le thème
    émanant de la vie culturelle des Mayas, qui s’était affermie entre
    trois-cent avant Jésus-Christ, et avait résisté jusqu’aux prémices
    de l’an mille-cinq-cent, mais des calamités environnementales, des
    conflits intestins incessants entre les cités, une désorganisation totale
    politique et sociétale avaient précipité le déclin de cette entité.


    Dans leur conformité logique, les chiffres, répertoriés d’un à dix-neuf,
    se recopiaient selon une stratégie itérative adventive en appliquant
    un principe de trois glyphes, dans un fondement vigésimal, vu
    l’emploi d’un outil de calcul composé de la totalité des doigts et des
    orteils, aussi un point apparenté à une fève de cacao présageait
    une valeur d’un, et un trait ou bâton une globalité de cinq éléments,
    en outre ils avaient imaginé le zéro brossé par un coquillage, ou
    empruntant l’apparence d’un couteau sacrificiel.


    Les Mayas savaient opérer la distinction entre la cardinalité, qui
    précise une infinité d’objets n’observant pas de positionnement
    et les nombres ordinaux obéissant à un classement d’articles
    placés selon un rang défini, ce qui les autorisait à ne pas confondre
    une date avec une durée.


    Sans appréhension, l’on peut certifier que leur organisation numérale
    empruntait une compulsation verticale, avec une lecture débutant
    par le bas et se finissant par le haut, où la région inférieure convenait
    à l’étendue de zéro à dix-neuf, la rangée au-dessus les multiples
    de vingt, la troisième de trois-cent-soixante : (vingt x dix-huit), la
    quatrième de sept-mille-deux-cent : vingt x dix-huit x vingt), la
    cinquième de cent-quarante-quatre-mille : (vingt x dix-huit x vingt
    x vingt), et ainsi de suite.


    Abandonnons avec un léger serrement de cœur les splendeurs du
    macrocosme précolombien pour fouler l’univers asiatique du Sud,
    et nous acheminer en Inde, nation annonciatrice de notre présente
    évaluation numérique de position, qui fut circonstanciée pour la
    première fois dans un ouvrage de cosmologie, intitulé Lokavibhâga,
    rédigé en prâkrit, parler courant et dialectal dérivé du sanskrit, le
    vingt-cinq juillet quatre cent -cinquante-huit, selon le calendrier
    julien, à Patalika, une ville ancienne, contigüe à la rivière sacrée la
    Yamuna, par un religieux jaïn de croyance Digambara, adepte de la
    nudité et de l’ascétisme, appelé Sarvanandi, qui mentionnait les
    nombres en les traduisant par des lettres.


    Beaucoup plus tard d’autres éminents analystes indiens, quelquefois
    astrométrologues de l’âge classique, marquèrent leur venue d’une
    pierre blanche, on peut introniser Aryabhata ou Arjabahr, qui naquit
    vers quatre-cent-soixante-seize à Kusumapura, assimilé à l’existante
    Patna, lieu inévitable du pèlerinage bouddhiste, et orchestra le vingt-et
    un mars quatre-cent-quatre-vingt-dix-neuf un enrichissant précis
    touchant à l’astrophysique et de l’algorithmique connu sous le label
    Aryabhatiya construite sous forme de poèmes.


    Subséquemment vint Bhāskara I, dont la venue sur terre coïnciderait
    avec le millésime six-cent, et le trépas avec l’année six-cent-quatre
    vingt, qui fut distingué en tant novateur de l’insertion des mesures
    digitales dans le système de référence numérique de base dix,
    en recourant à un cercle pour immortaliser le zéro, en apportant non
    seulement une participation efficace dans le calcul des fractions,
    mais aussi en permettant une mémorable et saisissante approche
    de la fonction sinus, tout ceci advenant en l’an six-cent-vingt-neuf.


    Dans la vénérable conjoncture encordée à l’événement des nombres,
    il convient de ne pas négliger Brahmagupta, ressortissant de Multân,
    municipalité située présentement au Pakistan dans la province de
    Pendjab.


    Ce coruscant savant, dont l’équipollente persistance vitale s’étala
    de cinq-cent-quatre-vingt-dix-huit à six-cent-soixante, transfusa
    un chapitre majeur de sa vie à Bhîlmal, qui fut la première capitale
    du Gurjaradesa, et où il récolta un enseignement à la fois hindouiste
    et orthodoxe.


    Il est plus que probant que cet éminent mathématicien étudia les
    écrits scientifiques grecs, il se plongea certainement dans la critique
    de l’ancestral traité sanskrit de mathématiques et d’astronomie
    indiennes l’Aryabhatiya, et décortiqua les compositions de
    Varahamihira pour en réviser les irrégularités.


    Il est évident, qu’il administra le fabuleux observatoire sidéral
    D’Ujjain, puis écrivit deux ouvrages, le Brahmasphutasiddhanta
    vers six-cent-vingt-huit, permettant une parfaite limpidité de la
    signification du zéro, une excellente clarté des principes de maniement
    des nombres positifs et négatifs, d’excellentes formules de calcul
    des racines carrées et des procédés de solutions des équations,
    et le Khandakhadyaka vers six-cent-soixante-cinq, couvrant
    essentiellement des thèmes sur les longitudes des planètes, la
    giration diurne, les disparitions lunaires et les éclipses solaires.


    À présent, je vais interrompre cette diffuse succession d’illustres
    savants, dont les ouvrages ont forgé l’histoire des nombres pour
    vous présenter ma nouvelle poésie.




    Le périmètre ovale | déterminant le Zéro,
    Prologue de l’éternel | pour ce soigneux numéro,
    Soleil babylonien, | inconstance du tarot,
    Fidélise l’absolu | parfait conquis par ce mot.


    Le cliché exemplaire | se décline au cachet Un,
    Indicateur de base, | ingrédient peu commun
    De la force divine, | pour tout Adam opportun :
    Insigne d’autorité, | déraciné d’un falun.


    Un trait longitudinal, | écrit sous pie du Deux,
    Apanage masculin, | suivi de l’harmonieux
    Sigle de demi-sphère : | gonfalon mélodieux
    De l’élixir féminin, | concilie les amoureux.


    La particularité | de la structure du Trois
    Dépend de notre univers, | brûlé par fois d’autrefois
    En des nains androgynes | s’attribuant mille octrois,
    Des séquelles lunaires, | des fleurons de lys des rois.


    Présentons adroitement | le polygone du Quatre,
    Carré de souche ferme, | quadrature de théâtre,
    Cénotaphe surprenant, | besogne opiniâtre,
    Tressant ère pisciforme | et période bleuâtre.


    De nature céleste, | main de l’entente, le Cinq
    Excelle lors des festins. | Aux bombances, boit et trinque,
    Car chaque belle dose, | qui désaltère et requinque,
    Consent à la passion | une appétence de scinque.


    Représentant l’étoile | de l’esthétique, le Six,
    Modèle la compassion, | le soutien à tout prix,
    Assiste et réconforte | moineau, bruant, perdrix,
    Obligeant et généreux, | s’inspirant de Saint Félix.


    De tournure magique, | ésotérique, le Sept,
    Glyphe à l’aspect relevé, | un homérique concept,
    Vaut un dicton glorieux, | un euphorisant percept,
    Avec un dard au-delà | des transversaux de transept.


    Clé messagère d’Hermès, | blason christique, le Huit,
    Enfante un Phébus levant, | reflète un oiseau de nuit,
    Trouble le brin lumineux, | de l’infini qui fuit
    Cette considération | entre apaisement et bruit.


    Germination fœtale, | saison sans soupir, le Neuf,
    Participe pleinement | à l’apparition de l’œuf,
    Limoge la gestation | ostracisant son éteuf,
    Ressuscite sans affres | un nid solitaire et veuf.





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