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Ô âme écartelée, ô destin si funeste !
Cette route de l’Est, ne fut pas, non, céleste,
Mais glacial tombeau qui trancha, les cordons,
Qui nous associaient dans nombreux feuilletons !
Autant est élevé l’Everest, tant est profond l’abîme,
C’est cette distance qui rompit notre intime ;
Pourtant ton souvenir est là au fond du cœur,
Contre la montagne il avive rancœur !
Ce jour où arriva le bruit de nouvelle,
Ce jour maudit l’instant des mondes parallèles.
Car, ils m’enlevèrent ce qui m’était très cher !
Ce fut un grand malheur, ce fut coup dans mes chairs !
Mon visage mouillé, non d’embruns, mais de larmes,
M’embrouillent vision sur goélette qui s’arme…
A travers les nuées, de là-haut des cieux,
Zéphyr sèche mes pleurs ! Qu’est-ce que ces lieux ?
Mercredi 13 mai 2020 Marcel, alias plumedefou
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