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Une immensité bleue, crainte de l’avenir,
Une vie irréelle une toile sans fonds,
Peur de l’inconnu, peur du verbe mourir,
Et pourtant curiosité de l’attrait du néant.
Vouloir connaître ce que le monde sera plus tard,
Désirer, découvrir, partager ce paradis en vain,
Craindre mais foncer pour simplement y croire,
A cette vie future aux nouveaux lendemains.
Le cœur déraisonne, là où la raison s’avance,
La raison s’abandonne plus fort que de raison,
De ce point culminant notre vie, y renonce,
A l’attrait du passé et en toute déraison.
Alors les yeux clos et le rêve en partage,
Je m’évade tout là haut, tranquille et confiante,
Car je l’avoue bien sûr, malgré vos mises en garde,
Le ciel pour moi sans doute est ma seconde maison.
Marie-Rose
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