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C’est un jardin de nos parents,
Une enceinte enveloppée…
Il fut très beau, un vrai roman,
Véridique histoire harpée !
Sis au levant, brillant berceau,
Comblant besoin en abondance…
De bonnes choses et d’animaux,
Aménagé, sans violence !
Tout était bon, même très bon,
Rien ne manquait, c’était unique…
Aucun besoin d’être au charbon,
L’individu n’était gnomique.
Corps musculeux, bien parfait,
Ils étaient deux, un joli couple…
Une harmonie pleine d’effets,
Etant sujet pour qu’ils s’accouplent !
Mais en un temps des plus sereins,
Un malfaisant, un beau diable,
Un tentateur, corps d’airain,
Sous d’autres aspects vint en aimables…
Il s’exprimait, doute semant,
Avec pour but : donner le change…
Ne prêtant pas sur le moment,
Plus de raison en cet échange !
La femme entra en union,
D’avis égal en la minute,
Ce fait adjoint ou maillon,
Car à son tour, elle en discute :
L’homme écouta, prit le fruit,
En dégusta la succulence,
Tomba aussi, se détruit.
Et de ce fait ce fut démence !
Le possédant de cet Eden,
Chassa les deux, l’accès empêche…
Sueur au front ce fut *Aden*,
Décrépitude et sort revêche !
Ce jour d’hui, tout est mourant,
Toutes les mœurs sont saccagées,
L’homme égoïste est un manant,
A l’allure très entêtée !
Il a dieu son seul égo,
Et il s’en va en décadence…
C’était jardin, l’humain nigaud,
Il le perdit, c’est la carence !
Aden* : signifie "petit feu" en celte…
Lundi 4 mai 2020 Marcel, alias plumedefou
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