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Seul au matin clair, seul au coucher,
C’est l’obscurité de mon enfance…
Lacis de ma vie où j’ai *mâtiné*,
L’épuisement de l’ignorance.
Vers les ténèbres, je reculais,
Glèbes boueuses m’ont préparée,
D’être du nombre qui ne pliait.
Seul dans le coucher, l’âme mâchée !
Maternelle école avais manqué,
Ses bancs ne m’ont vu qu’en illusoire,
Un plausible aspect, concret loupé,
Mon petit cerveau était passoire !
Que faire alors ? Sans quoi régresser !
Près de moi le noir, point d’éclairage,
Mon caractère s’était coincé,
Au point de crier toute ma rage.
J’étais aisément incendié,
Je me découvris l’égal d’Icare…
A tous les soleils y mendier,
Me brûlais l’amour à la barbare !
En voyage s’accru le défi,
L’être se cabrait sous la férule,
Pour devenir un pain très rassit,
Au point de rire, tant je simule…
Amour fuit mais ce n’est rien,
L’esprit, lui, est de ce fait ivre,
Mon corps se prête à l’aérien,
Qu’il me pourvoit de quoi être libre !
Dois-je pleurer ? Le pourrais-je encor ?
Si seulement voie était vacante,
J’arquebouterais mes os du corps…
J’élargirai l’amour sans attente !
*mâtiné* : Au figuré « Compromettre la pureté de quelque chose en y apportant des éléments extérieurs. » Synonyme : Abâtardir.
Mardi 28 avril 2020 Marcel, alias plumedefou
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