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Les bouches du métro avalent les voyageurs
Ou les dégorgent par des volées de marches
Escaliers mécaniques couloirs interminables
Ils pénètrent dans le ventre de la féroce cité
Par un faisceau d'artères larges de veines bleues
Reliées entre elles par où le flux du sang circule
Ils voyagent dans des rames semblables à des globules
Vers leur destination ou bien ou bon leur semble
Arrivés en station les trains se freinent et stoppent
Sitôt les portes ouvertes des voyageurs descendent
Les voyageurs à quai commencent à monter
Une sonnette retentit déjà les portes claquent
Tout est réglé d'avance précis et minuté
Les trains qui roulent circulent à une certaine cadence
Aux heures de grandes marée quand la foule se condense
C'est une marée humaine qui comme les vagues ondule
Vers les quais noirs de monde ou les wagons pendulent
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