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Le vieillard et l'enfant cheminaient, côte à côte,
Et se tenant la main, marchaient la tête haute,
Secrètemet heureux, chacun de son côté,
D'être le compagnon de celui qu'il aimait
A les trouver ainsi, avec leurs mines fières,
Leurs regards attendris, leurs jumelles manières,
L'un grand garçon déjà, l'autre si jeune encor,
On eut dit deux gamins possédant un trésor.
Et je pensais rêveur, un peu mélancolique :
"C'était bien un trésor, cette attirance unique,
Entre l'homme et l'enfant étrangement pareils.
Car jeunesse et et tendresse ainsi que deux soleils
Eclairent à la fois les coeurs et les visages
De ceux qui, en s'aimant, abolissent les âges.
Ecrit à l'âge de 12 ans (en 1948)
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