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Monsieur de Beauregard,
J’ai bien accusée réception de votre missive, fort éloquent
Son contenu nécessitant de ma part, une grande réflexion
C’est l'une des raisons pour laquelle j’ai tardé à y répondre
Cela n’étant guère dans vos cordes de faire vœu de chasteté
Il se pourrait que vous ayez abrégé votre séjour à l’Abbaye
Mais je fais confiance aux Frères pour faire suivre ce courrier
Que vous m’ayez aimée, je devrais sans doute m’en trouver flattée
Il est vrai que votre humour n’est pas dénué d'un certain charme
Si par le passé, il est arrivé plus d'une fois qu'il me désarme
Sans vouloir vous froisser, je nous trouvais trop peu d’affinités
Il se pourrait certes que votre séjour monastique vous ait transformé
Hélas, certaines élucubrations dans votre lettre m’emmènent à douter
Sachez que la frivolité que vous me prêtez n’étant point de mes attributs
Je ne saurais être associée à ces courtisanes prêtes à vendre leurs vertus
Quant à entrer à la Cour de Versailles; même en passant par la grande porte
Je n’échangerais en rien ma vie contre ses mondanités qui m’insupportent
Il n’y a donc aucune chance de me voir figurer dans un tableau de M Watteau
Car les scènes de fêtes dévergondées, je ne puis les voir en peinture
Les choses clarifiées, je vous souhaite le meilleur pour l’avenir
Quant à moi ; peu m’importe ce qu’il pourrait me réserver
Seule, je poursuivrai ma quête sur la route du bonheur désormais
Car il est des choix au cours de la vie que l’on se doit d’assumer
Votre amie,
Madame XX
Ps : Sachez-le toutefois, en souvenir de tout ce que nous avons échangés
Et en dépit de vos paroles parfois un peu légères, voire déplacées;
En mon cœur et âme, je veux croire que vos sentiments sont sincères.
Pour cela, envers vous, il y aura toujours dans le cœur une tendre pensée.
Ivydall © IFW128
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