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Mortes eaux sous le soleil de juin, la plage
Apporte aux mouettes rieuses, blanches
L'escorte inattendue d'un héron, gage
Qu'exhortent goélands en ce beau dimanche
Sorte de ballet malicieux, sauvage
Porte d'un paradis qui attend, s'épanche...
Déposées par la marée, des longues algues
Retournées, enlacées laissent ce parfum fort
Iodé de sels venu d'horizons vagues
Poussés dans ce carousel quand la lune dort
Chassés, effacés dans lumières, zigzag
Renouvelés chaque jour depuis l'aurore...
Les passants arrivent, serviettes, maillots
Posant avec soin leurs bardas, pique-nique
Le temps incite à se placer au plus tôt
Cachant ses rayons, un parasol abdique
Le vent se lève, trop coquin pour des assauts
Soufflant là ce sable blond si narcissique...
Puis les naïades vont aller au bain de mer
Suivies par des yeux caressant ces corps bronzés
Lui et Elle, au loin, en rouge, se serrent
Épanouis dans leur Amour naissant d'été
Fruit croquant à déguster sans manière
La nuit ne feront qu'un en conjuguant Aimer....
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