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Ses doigts courent, courent, de note en note,
Du si au ré, passant de mi, par, la.
Les airs montent la grande côte,
Du sol, ils se hissent vers do, en fa,
Se posent, pour reprendre en sa mesure,
Le ré, sautant pieds joints sur mi-majeur…
Mélismes en cadence font la tablature,
Un exercice fou, une vraie gageure !
Dièse, quarte et quinte, préludent,
Pour une reprise d’enchainement.
Musique d’envolée sans interlude,
Chapeau bas l’artiste, c’est époustouflant !
Ses doigts sautent, sautent, de gamme en gamme,
Des suites ascendantes puis descendantes…
Des notes conjointes selon la trame,
Loi des tonalités, dont les airs hantent,
Les gammes qui enchaînent l’étendue.
D’octave en octave, tous ses doigts courent,
Des touches blanches aux noires elles sont vues !
Le piano vibre pour n’être sourd,
Aux reprises vives d’appoggiatures,
Agréments d’artiste, bel ornement…
Fidélité à la nomenclature,
Tel est la devise pour les accents !
Lundi 14 février 2009 Marcel, alias plumedefou
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