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Se resserre l'étau alors que ta mâchoire ne s'ouvre plus,
Alors que ton ventre s'affine sous la pression accrue,
Alors que tes côtes se dessinent sous ta peau nue,
Alors que s'amincissent tes chances de salut.
Tes jambes te supportent-elles encore ?
Peuvent-elles toujours faire tenir
Ce qu'est devenu ton corps ?
L'étau est trop serré.
Il est trop serré,
Bien trop serré
Alors respire
Et regarde
Ton ventre.
Une épée de Damoclès qui jusqu'à la garde
Y entre ;
Car elle le traverserait sans problème,
Sans problème elle le traverserait.
Elle le percerait de part en part comme un pal mal planté
Qui serait juste là pour montrer ton épaisseur ridicule,
Absurde,
Terrifiante,
Morbide,
Effrayante.
Regarde bien tes côtes, chaque os :
Tu es l'argile que Thanatos
Essaie de modeler.
Car sans erreur aucune il est facile d'affirmer
Que c'est lui qui est en train de te sculpter.
Il prend le temps, s'acharne sur chaque détail :
Tes jambes, tes hanches, ta taille,
Tes épaules et ton visage, il t'assaille.
Il creuse dans ton corps mais tu restes de marbre.
Mais tu restes stoïque.
La roche s'érode mais reste debout,
Tes jambes frêles tiennent le coup,
Et tu arrives à sourire malgré tout.
Rien n'est perdu.
L'étau
N'est pas
Invincible.
Tu peux le faire.
Tu peux le desserrer.
Tu peux faire s'inverser
Le cour des choses, reprendre le dessus
Il n'y a absolument rien qui soit encore perdu.
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