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Notre vie ne vaut rien, la mort je l'ignore,
Autant qu'un battement ou que d'un crie,
Résonnant dans l'espace infinis,
Écrivons au péril de notre histoire ;
Me dire que je ne suis que de passage,
L'espace de quelques dizaines,
Juste le temps d'écouler sa peine,
Qui nous berce, nous guide et nous forge ;
ça semble si long et si court à la fois,
Une infinité à porter de main,
Y aura t'il toujours un lendemain ?
Toujours plus vite et en surpoids ;
Dans un univers dépourvu de sens moral,
On y trouve la vie, on y trouve la mort,
On lui donne un sens, on lui donne un corps,
On l'appel dieu et c'est un mâle !
Que d'imaginer que tout ça est réelle,
L'espace d'un instant, l'espace d'un battement,
J'aime souffrir car j'aime la vie profondément,
Elle est si vrai, elle est si belle ;
J'aime ressentir sans contrefaçons,
Je respire cet air, je déplace de la matière,
Par la force de cette prison de chair,
Je suis unique l'histoire d'une fraction ;
De ce corps, avec cet esprit bridé,
La vie est trop grande pour moi,
Trop pure pour être conservé,
Trop complexe pour y imposer ses lois.
EmmanuelCA
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