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Rassurez-vous mes bien-aimés immortels, mes respectables académiciens,
vous pouvez paresser exquisément sur deux organes auditifs, car jamais un
sommaire résidu anachronique ne tapisserie son humble carcasse d’un habit
vert protocolaire, et en aucune façon son flanc n’arborera votre pontifiante épée.
N’imaginez pas que mon esprit lymphatique attise une quelconque convoitise à
votre égard, car je suis le velléitaire dérivé d’une modeste condition sociale, et
mon corps ne sera jamais drapé par les illustres couturiers, tels Jeanne Lanvin,
Pierre Balmain, Christian Dior, Pierre Cardin ou Christian Lacroix.
Je n’ambitionne nulle gratitude, car je sais très bien, que l’ensemble de mes
observations ne sera nullement publié, et qu’ils termineront leur destinée dans
les tréfonds d’une boîte à ordures, ou avec une petite larme d’opportunité au
fond d’un ténébreux recoin après ma mort.
Ces épouvantables et affligeantes éventualités ne doivent point asphyxier et
étouffé ce généreux appétit de dialogue et de communication rivé dans mes
viscères, et si je pouvais seulement distinguer quelques personnes épousant
le même engouement que moi, ma quête serait complètement accomplie.
Je me suis irrespectueusement hasardé à égratigner un univers mystérieux,
constitué principalement de trois empires, le monde animal, l’univers minéral,
qui seront négligés pour nous concentrer sur le règne végétal.
Dans ce labyrinthe organique, je n’ausculterais pas les ramifications des
bryophytes, qu’ils soient terrestres ou aquatiques, affectionnant les
environnements détrempés, en nous écartant volontairement de ces mousses,
lichens, champignons ou algues vertes, tout en tentant de nous approcher du
monde des trachéophytes, appelées plantes vasculaires.
Toutefois, j’occulterais les lycophytes, comportant les lycopodes et les isoètes,
j’ignorerais les filicophytes, comptant fondamentalement les fougères et les
prêles, ainsi que les gymnospermes, incluant les sapins, les épicéas, les
mélèzes, les séquoias géants, les pins, les cyprès, les ifs, les thuyas ou ginkos,
mais je retiendrais toutes les angiospermes,présentant des organes
reproducteurs en fleurs
Dans cet indéfinissable imbroglio, j’écarterais les monocotylédones, dont la
jeune pousse formée de trois parties prépotentes : radicule, tigelle, et feuille
primordiale constitutive de la graine, intégrant les orchidées, les palmiers,les
bananiers, les graminées et les joncs, mais je conserverais les dicotylédones,
possédant de belles nervures ramifiées et de superbes stomates.
Dans cette poésie innovatrice, je me suis obstiné à emboutir cette science
difficulteuse pour une créature rustique, ne sachant appréhender les bases
primitives de l’étude caractéristique réservée aux plantes et aux herbes.
En creusant le thème, nous atteindrons une sous-classe intitulée asteridae,
divisée en onze ordres, dont les solanales, assimilant la famille des
solanacées, présentant en outre la pomme de terre, la tomate, l’aubergine, le
pétunia, le datura, la belladone, la mandragore, le tabac et surtout le physalis.
Maintenant, je gagne du terrain à pas silencieux dans cette foliation luxuriante
des frondaisons vivaces, à la recherche de ce déconcertant végétal, dont le
concert des sépales me laisse penser à une infime pochemembraneuse, bien
que la fantaisie lyrique lui impartît souvent desappellations funambulesques,
telles que cerise d’hiver, amour en cage, ou lanterne chinoise ou japonaise.
Il est reconnu, que le physalis, tenant de l’espèce potagère et du fruit se
développe de manière remarquable et enfantine, quoique l’aspect extérieur
de sa séduisante enveloppe présente des signes d’une très grande fragilité.
Il est ébruité, que ce déconcertant végétal serait natif d’Amérique du Sud, il
est soutenu que ce miraculeux spécimen serait pourvu en substances
nutritives, et il est dit qu’il peut être commodément ensemencé dans un potager
ou un massif.
Néanmoins, alors q’un nombre de diversités est comestible, d’autres variétés
demeurent inconsommables, et ne sont qu’utilisées que pour l’harmonie de
leurs apparences, notamment le contour de leur attrayant étui botanique, de
façon à ce que ces magiques joyaux ornementaux embellissent vos terrasses
et vos jardins.
Comment atrophier, | sous l’ombre˽ accusatrice,
L’ardeur dévastatrice | d’un pauvre physalis,
Amoureux éperdu | de belles˽ amaryllis,
Le snobant de leur haut | par dédain et caprice.
Le gueux confie son mal | à un volubilis,
Recherchant un savant | et puissant artifice,
Afin de suturer| la large cicatrice,
D’où surgit la douleur | maculant l’oasis.
Pour calmer son chagrin | reclus dans un cilice,
Il doit, sur oukase | d’un pédant cochylis,
Fumer ou inhaler | des feuilles de cannabis,
Pourtant l’armistice | ne vainc point son supplice.
Soit, il faut se muer | en hautain adonis,
Dompter ou maîtriser | les prises séductrices
De Diane pourvue | de fascinatrices
Prunelles subjuguant | lys et mirabilis.
Lésiner sur les soins | par besoins d’avarices,
Suivre les hypnoses | d’un vif hamamélis,
Ourdir scripts intrigants, | ou subtils synopsis,
Font des lois révérées | d’âmes calculatrices.
Stupre˽ et perdition | valent psoriasis
Minant et ravageant, | par idées directrices,
Les décents sentiments, | avec esprits factices,
Et frappant les cœurs purs, | de satyriasis.
Alors, faut-il craindre | la fin diffamatrice,
Et s’enfouir lentement, | tel un fol ascaris,
Ou fuir dans la toison | d’un duveteux pubis,
Pour dormir dans un lit| de douceur corruptrice.
Quelquefois, les chastes | fraîcheurs d’ampélopsis
Essuient les pleurs du cil | par des baisers complices,
Biffent les fils des peurs | déstabilisatrices,
Et couvrent les iris | de cistes d’ibéris.
L’amour est le début | de faims dévastatrices,
Brûlant l’intérieur | de cents myosotis,
Consumant par l’effet | d’un vilain onyxis,
Les doigts enchevêtrés | dans des nids de délices.
Quand les nuits, sans sommeil, | imprégnées d’anthémis,
Joncheront nos yeux | de voiles zélatrices,
Pour museler l’envie | dans gaines protectrices,
Nous pourrons éteindre | les désirs du ptôsis.
Seule, l’existence | de joies réparatrices
Se moquant joliment | des dogmes, des praxis,
Dont l’unique dessein | est de chérir l’axis,
Brigue la thérapie | pour des plaies destructrices.
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