|
Le jardin se rit en son beau et grand miroir
Serein, il goûte les saveurs de l'océan
Au matin, et quand la mer apporte l'espoir
Plein de partages, il envisage ces temps
Atteints de la douce plénitude des soirs
Malin, écarte-toi! Tu n'est que le Satan!!...
Les fruitiers se plaisent de confitures
L'été est ainsi, jaune de mirabelles
Ployé sous le poids de cet or, la mature
Penchée vers le vert gazon parait gabelle
Imposée, soumise par dame nature
Fée en son domaine quand volent les pétrels...
Les kiwis aussi se gavent du chaud soleil
Assis sous larges feuilles, ils grossissent
Assoupis de ces torpeurs, butinent, veillent
Des colonies ronronnantes qui choisissent
L'amphi du verger où chantent les abeilles
Messies involontaires de ce prémice...
Les poires William attendront l'automne
Noir ou gris deviendra alors le ciel
Gloire aux couleurs du couchant qui nous donne
Ciboire où coule le nectar éternel
Terroir infini pourtant l'orage tonne
Prétoire d'homme, cohorte infidèle...
|