|
L'océan glouton dévorait l'arc en ciel
Maintenant sur la digue, ombres chinoises
Goûtant saveurs immodérées irréelles
Du couchant, d'adieux dignes d'Iroise
Lentement murmurées par badauds charnels
Pourtant ils reviendront, les doigts se croisent...
L'indigo parle au rose qui s'efface
Un cargo laisse un panache de fumées
Fandango en port d'Espagne, épitaphe
D'égo de la mer trop bleue et que la marée
Crescendo pousse le mascaret fugace
Libido avant l'hymen d'espoirs le libérés...
Les couleurs s'assombrissent en ce carousel
L'heure de nuit réjouit les visages
Le Bonheur s'installe, d'impudiques belles
Soeurs de ces songes qui provoquent mirages
Chaleurs d'instants d'adrénaline ruissellent
En coeurs chamades priant l'absolu sage....
Pleine lune, ton jupon si troué émeut
Aubaine pour ces amoureux main dans la main
Eden des sentiments quand on est à deux
Vaine lumière dessine géants, nains
Entraine un kaléidoscope heureux
Amen! Pensent amants usés jusqu'à demain....
|