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Le cœur à ses raisons,
Que la conscience à tord,
L'amour avec passion,
Inconscient de tout efforts,
L'Inconditionnel aussi déraisonnable,
Que immuable, d'un touché impalpable ;
Nul n'en revient, comme gravé dans l'âme,
Tu resteras mon drame, ma dame !
Bien en delà d'une vie au goût prononcé,
En ton absence, rien ne se sera plus jamais ;
Le cœur à ses raisons,
Et chaque jours à ma façon,
D'autant que la vie à la mort,
J'imagine ton corps, encore et encore,
Tout me paraît si fade, si misérable,
Que l'enfer restera mémorable ;
Pour l'éternité, j'y vouerais mon âme,
Tu resteras mon drame, ma dame !
Je m'en remet au diable qui m'a créé,
En mon absence, sache que je t'ai aimé !
Emmanuel CA
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