L'eau à la bouche

 

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Carré d'as

le vendredi 17 juillet 2020, à 17:21. Posté par récréation


    L'âme est sensible aux vibrations à la lumière
    Les couleurs et les sons ne la laissent pas de marbre
    Le passage des saisons à l'image des arbres
    L'influence la transforme de façon singulière

    Dès les premiers beaux jours c'est le vert qui domine
    Les racines fouillent le sol les arbres s'illuminent
    ailes et feuilles s'agitent les oiseaux se querellent
    Espérant un dialogue un début d'entretien
    Les mâles bombent le torse pour attirer les belles
    Et nous jouent à la flûte des reprises d'air anciens
    Pour faire venir à elles les abeilles les fleurs
    Dans les prés sur les branches rivalisent de couleurs
    Des boucles de parfums s'enroulent autour d'elles
    Tournent en vrilles ainsi qu'on voit passer les hirondelles
    Les eaux bondissent comme des billes s'éparpillent
    des fontaines rejaillissent des iris des jonquilles

    L'été c'est un feu d'artifice de couleurs
    une abondance de fruits de légumes et de fleurs
    A la montagne comme à la mer l'heure est au calme
    sous le ciel azuré le vent berce les palmes
    Sous les pins parasols les cigales nous régalent
    De leur concert c'est la saison des festivals
    Des jogger se remuent des promeneurs suffoquent
    les uns maigres comme des clous d'autres gras comme des phoques
    Jugeant de leurs images dans le regard des autres
    Derrière des lunettes noires qui cachent leur mirettes
    Hommes et femmes peu vêtus s'installent sur la côte
    les uns montrant leurs muscles d'autres montant leurs côtes
    Se mirent et les vendeurs de glaces font recettes
    Quand le soleil se noie comme la nuit descend
    les peintres itinérants exposent leurs tableaux
    les marchands ambulants des bijoux des bibelots
    des bougies parfumés et des bâtons d'encens
    la foule serpente entre les stands des camelots
    les étoiles montent au ciel la lune argente les flots
    et la terre tourne ronde comme on danse le slow

    l'automne est un mille feuilles de glace saupoudré
    Mille feuilles qui s'entassent aux teintes mordorées

    Il gèle on a sorti les gants et les bonnets
    fini la féerie des glaces en cornet
    la nuit étend son voile et partout le froid mord
    Le soleil astre pâle à le masque de la mort
    Le blanc remplace les couleurs comme par magie
    S'allument les lampions s'éveille la nostalgie
    Des hivers d'autrefois remplis de poésie
    Quand on veillait à la lueur d'une bougie
    la nature se désole tous les arbres sont muets
    Les virus se répandent aussi vite que l'ennui
    Les eaux qui babillaient se tiennent sans remuer
    et l'âme se morfond comme l'eau au fond d'un puits

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