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Se souvenir des belles choses, le jardin
Dire de mes parents soignant ces tomates
Rougir aux rayons du soleil jusqu'à demain
Cueillir fruits de leurs labeurs écarlates
Sentir déjà son doux goût au creux de ma main
Envahir mes papilles, j'avais tant hâte!....
Mais un autre où fleurissait la liberté
Fait par le patron de mon père, sévère
Près du faubourg, il m'emmenait l'été
Ouvrait son cabanon pour renouveler l'air
Montrait ses rangées de haricots si alignés
Et roseraie qui chantait le rendait fier...
Puis, encore un, à coté de nos maisons
Évanoui dans la ville, les cerises
S'ennuient sur ces fragiles branches, au fond
Séduits les croquions en soufflant des bêtises
Épanouis de candeur mais nous regardions
Enfouis, cachés des journaux coquins qui frisent...
La route fut longue mais, j'ai retrouvé là
L'écoute de ma vue, ouvert la lucarne
Soute aux malles en pépites d'opéra
Joute infinie où citrons, kiwis, poires s'acharnent
En voute aux fragrances de Paix du concordat
S'égoutte alors l'imparfait qu'il incarne...
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