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Las de combattre en vain, et toujours, et sans cesse,
Le coeur trop lourd parfois de sa folle tendresse,
Au hasard d'un jardin, à l'offre d'un vieux banc,
On cède quelquefois et l'on s'assoit, rêvant.
Là, parmi les enfants, parmi les cris, les rires,
Comme au temps merveilleux des innocents sourires,
Dans ce monde enchanté dont les bambins sont rois,
On retrouve un instant son âme d'autrefois.
On se revoit petit, on s'imagine encore
Chevauchant comme hier un cheval bicolore.
Et sur la balançoire et sur le toboggan
Et à bien d'autres jeux qu'on apprécierait tant.
Ô jeunesse ! bonheur de nos vertes années !
Des beaux jours disparus, fleurs trop vite fanées !
Pourquoi ton souvenir devient-il tout à coup
Si doux à notre coeur mais tant amer au goût ?
Du livret Valses mélancoliques et langoureux vertiges *
Edition "Le droit à la Parole" 1969
" Titre emprunté à un vers de Baudelaire
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