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C’est dans un film de série C
Qu’on s’est rencontré
Ça s’appelait « les délices du vice »
Ou bien « surprise supplices »
J’ me souviens plus bien mais je sais
Que tu jouais la mariée
D’un chirurgien de Chicago
Le docteur Jivaro.
Tu arrivais dans un voile blanc
Super transparent
Moi j’bossais aux effets spéciaux
L’ouragan c’était mon boulot
Quand ton jupon cachait tes yeux
J’envoyais l’éclair fendre l’église en deux
Et je chantais la terre promise
Doigts dans la prise!
Oh! c’est pas péché
C’est qu’ du ciné..
La suite se passait dans l’métro
Le commandant Cousteau
Y cherchait son p’tit bonnet rouge
On le retrouvait sous la blouse
Du vieux sacristain fétichiste
Que ton cher mari tronçonnait
(c’était kitsch!)
Moi j’étalais l’hémoglobine
Sur tes tartines ..
Oh! c’est pas péché
C’est qu’ du ciné..
La nuit dans le château hanté
(vampires et volupté ..)
Un chanoine d’opéra comique
Gueulait qu’tu piquais les reliques
Il te fouillait en suffoquant
Il dev’nait tout rouge puis tout bleu puis tout blanc..
Au matin j’voyais plus grand-chose
Ah si! des éléphants roses.
Oh! c’est pas péché
C’est qu’ du ciné..
On s’est r’trouvé trois mois plus tard
Dans un clip à la Godard
Où swinguait le pape en Afrique
(Soutane et Tam Tam platoniques)
Mais en riant à la sortie
D’la tête dépitée des punaises de sacristie
T’as dit « viens bébé,
Qu’on s’baptise
Doigts dans la prise!»
Oh! c’est pas péché
C’est qu’ du ciné..
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