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Le jardin pleurait, las, sous la dure chaleur
Au matin venait enfin, la douce rosée
Un chagrin humide qui faisait un honneur
Mâtin! Juste un temps imparfait de l'été
Coquin au levant avant que fonde l'heure
D'écrins s'habillant de pépites parfumées...
Il court, il court ce jasmin trop malicieux
Toujours envahisseur dans sa conquête
De jours aux fragrances tant portée aux cieux
Pour faire sa révérence: une quête
Velours aux longs tentacules bienheureux
Entourent, étouffent nos haies sans trompette...
Les ronces aussi s'adonnent à ce beau sport
Annoncent déjà des fruits gorgés de soleil
Sont-ce ces goûts de gelée en pot pour seul sort?
Renonce à cet instant car pique veille
S'enfonce en tes mains et, point ici s'endort
Pionce et l'épine n'a pas son pareil...
Demain ou même après demain, peut-être
Refrain des ciseaux reprendra, la nature
Enclin à s'extasier pour apparaître
Câlin nous fera encore si d'aventure
Contraints nous sommes là, devenus champêtres
Pèlerins amoureux pour que plaisirs durent...
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