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Sentinelles séculaires, les deux jumeaux
Fidèles vigiles regardent la foule
Celle des grands jours portant tongs et beaux maillots
Pèle-mèle, enfants, ou pères en boule
Rebelles sont ces ballons en aspergeant d'eau
Demoiselles et autres presque baba-cool...
Ainsi cette famille trace sur sable
Ici, un terrain de football improvisé
Les petits crient, courent, l'insaisissable
Ami rond qui roule sous les pieds si bronzés
Parmi eux, les grands se ménagent, affables
L'harmonie du jeu pour que soit sérénité...
Et puis, posent au soleil belles sirènes
Le bruit du ressac n'efface pas ces regards
Fruits de désirs de jeunes hommes en peine
D'ennuis voulant là rencontrer, au hasard
Fortuit heureux, vestales aux courbes pleines
Épanouies à croquer pour rêver, plus tard...
Les nuages se peignent des gris soutenus
Message qui daigne dire, l'imminence
D'orage menaçant ces baigneurs à peu près nus
Héritage de Zeus, pluie drue en cadence
Engage sa ire, l'adieu des déçus
Les visages sont mouillés, pas de chance...
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