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Les larmes des Dieux pleuraient sur les monts d'Arrée
Le drame s'est joué avec l'arcange
L'âme de Saint-Michel là garde toutes les fées
S'enflamme du sacrilège sans louange
L'infâmes courroux des landes d'éternité
Se pâment de ces apparitions étranges...
On entendait les voix de Neptune, d'Hadés
L'effet grondait si sourd en cheveux d'ouate
Qui voilait ces vallées en brumes d'épaisses
L'imparfait n'existe plus car nuit convoite
Ronceraies et fougères ici nous laissent
Paraclet touchant nuages en sonates...
Le ciel s'amuse, ces terres magiques
D'éternels combats entre la paix, la guerre
D'infidèles hommes aux fois si laïques
Sels portés par les mers en baptêmes d'hier
D'autels en granit en autels peu gothiques
Mortels ils restent tous ces bien chers frères...
Puis, Zeus mit fin à ce chagrin trop immense
La pluie cessa, nous vîmes le Roc-Trétudon
Épanoui sur ces rouges pitons, pense
Joui mais point ne fuit devant le vrai sermon
Qu'appuie Morgane, reine des lieux denses
Fruits évanescents des mémoires d'outre noms...
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