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L'océan nous montrait ses préparations
L'estran se rongeait devant les lames vertes
Goûtant et retournant le sable si fin, blond
Lentement la saison se glissait, couverte
De vents légers laissant aux goélands, aux dons
Courtisans des vagues le soin des alertes...
L'automne s'approchait, avec l'équinoxe
Se donne alors là, pour ceux qui entendent
Monotones chants puissants du paradoxe
Braconnent dans les souvenirs de légende
Harponnent encore ces moments où boxe
Tonne de ces éclairs que l'on veut offrandes...
Assis sur la bite d'amarrage noire
Ébloui par couchant Rodolphe le marin
Épie l'horizon du golfe, attend le soir
Sourcils épais, les yeux ridés de ces parfums
Choisis par la mer d'iode, de sels, d'espoirs
Ravis par le temps qui passe depuis demain...
Mortes eaux maintenant, les canots sont rentrés
L'escorte des mouettes blanches vole
Apporte au port carte postale d'été
Exhorte le soleil à rester frivole
S'accordent pourtant à tant piailler
Les cordes, les bouts sont lovés, beaux sans parole...
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