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J'aurais voulu pour toi
une romance folle,
das chansons sans paroles,
des histoires de roi.
J'aurais tant voulu te surprendre.
Las ! je n'ai pas ce talent-là.
Pourtant je me dis qu'à tout prendre
sûr que tu t'en contenteras.
Si je ne peux t'offrir ma foi
que des lignes banales,
que des pages bancales,
que ces vers maladroits,
Tu t'en contenteras,
je le sais bien, ma belle,
car j'y ai mis, tu vois,
tout mon coeur qui t'appelle.
Mon amour dans ton coeur
saura dire les choses,
te parler de bonheur,
trouver les mots qui osent.
Et c'est cet amour-là
qui les embellira.
Saint -Brieuc 1952
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