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Tu es là, tu ne m’as pas quitté
Mon vieil ami, je te connais
A la fois séisme redoutable
La voix qui tremble et qui chevrote
Et moteur infatigable
Tu tiens l’assurance en dragée haute
Rien n’est acquis
Tout se construit
Dans l’effort et dans la sueur
La liberté de l’affranchi
Dans la douleur et dans la peur
Les convictions que tu redoutes
Sans doute
N’ont pas de prise
Et te méprisent
Avec toi sûr d’hésiter
L’indécision me fait plier
Un enfant trébuche, tu fonds sur moi
Rapace en piquet sur sa proie
Autour de ma tête vide et seule
Te voir si agressif me désole
A son retour de l’Empire du milieu
Cette affection qu’elle te refuse
Et le doute qui s’installe, qui fuse
Qui prend ses aises et ses quartiers
Puis préférer le silence, le doute
L’incertitude et son mouvement
En serrant les dents
Que de se confronter de nouveau à la terrible réalité
De ne pas compter
Très cher ami
Jamais ne m’abandonne
Continue tes coups de tisons qui résonnent
Et que la richesse intérieure des Rois
Me tendent toujours les bras.
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