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Immenses marécages où l'eau est reine
Dense, sauvage, inextricable, belle
Bon sens, ici, n'existe pas, et la plaine
Encense la nature, touche le ciel
Intense et mystérieuse apprennent
Se pensent, l'humilité en cet éternel...
Le bayou dans sa brume si électrique
Dissous les âmes qui furent trop ardentes
Un goût de purgatoire un peu biblique
Absous pensées de gloire condescendantes
Secoue le tronc des arbres plongés, statiques
Vaudou pourtant s'approche, même vous hante...
Le guide vous promène sur ces barcasses
Avide d'Eden aux sensations fortes
Et, livide un peu, en montrant l'impasse
Perfide, des serpents verts, lianes mortes
Déride voyeurs dans ce face à face
Égide de faunes cachées en escortes...
Il accostera auprès de maisons de bois
Île aux parfums de la musique cajun
Distille ces longs refrains aux rythmes des voix
Viriles de personnages pleins d'entrain
L'évangile s'oublie, on mange dans la foi
Ainsi soit-il, l'écrevisse avec les doigts...
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