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Je me dois de narrer les circonstances, ayant suscité la venue au monde
de ce minuscule poème, élaboré suite à des malheureux incidents, qui
ont enténébrés les destinées journalières d’une multitude de familles
intensément soudées à leurs racines lorraines, et propulsés des hommes
et des femmes dans une monumentale détresse sociale et morale.
Il est nécessaire de remémorer les premiers déferlements véhéments
du cataclysme ayant furieusement attaqué les structures d’un complexe
sidérurgique, considéré par un omnipotent maharadjah comme très peu
concurrentiel et juteux, vu son éloignement des périmètres côtiers.
Puis, point culminant de l’infortune, un second tsunami, d’une intense
amplitude est venu pour percuter le vaisseau vacillant, provoquant de
ce fait l’immobilisation irrévocable du dernier bastion de fonte et de
fusion, par manque d’investissements primordiaux.
Essayer de consolider une maison avec des moyens de fortune, de faire
avancer un mulet de bât ou de trait en le privant de nourriture, et par
conséquence de fortifier vos outils de travail avec des maquillages de
hasard et des replâtrages rachitiques.
Évidemment, les deux dispositifs à citerne n’ont pu exécuter de façon
efficace la compression, la liquéfaction réductrice des roches ferreuses
et leur alliage avec les combustibles dérivant de la distillation de matières
calorifiques provenant d’essences minérales fossilifères ayant supporté
des modifications considérables au cours des ères géologiques.
La reprise subversive des systèmes de fonctionnement de l’équilibre
entre l’offre et la demande ont été une fatalité pour les hauts-fourneaux,
dont les répercussions d’ordre thermique, suite à une inactivité initiale
beaucoup trop importante, ont grièvement atrophié les installations.
Sans rechigner à l’ouvrage, les laborieux, souvent taxés d’incompétents
et houspillés par leurs hiérarchies ont accepté d’âpres nuits à dissoudre
les blocs de glace emprisonnant les outils de production, un indubitable
naufrage consécutif à une stratégie avaricieuse d’une oligarchie reine.
Desservi par des dépenses insoutenables d’affairement, causées par
des dysfonctionnements majeurs et des complications répétitives liées
une désagrégation boulimique, une corrosion mortelle des ossatures.
L’horizon mosellan s’est métamorphosé en pôle d’adaptation asservi
aux occurrences inconstantes des marchés, pour ainsi dire elle est
devenue en quelque sorte, au fils du temps, une catégorie subalterne,
une roue ridicule de secours, une poulie de sauvetage, accentuée d’une
foule d’inemplois lacuneux, sans concertations des organisations légales
et des instances légitimes, avec la bénédiction tacite du gouvernement.
C’est au cours de ces périodes d’incertitude, que je me suis vu transplanté
telle une denrée altérable vers d’autres sites pour des missions précaires,
et que j’ai l’insigne privilège de rencontrer une personnalité de moralité
bienséante, qui m’inculqua d’inestimables éclaircissements, qui furent
fructueux lors de ma période de formation, aussi lui rendre un sincère
hommage était une gratitude inéluctable.
Il n’est point le croquis | d’un précepteur livresque,
L’incolore˽ esquisse | d’un vaniteux burlesque,
Mais, un intercesseur | au cœur chevaleresque,
Dont la moralité | s’écrit en arabesque.
C’est un esprit verveux, | un levain de richesse,
Un sérieux bretteur | soignant avec adresse,
Le verbe˽ et le sujet, | sans affront, ni bassesse,
C’est un cœur cristallin, | puits de délicatesse.
Dans son jardin secret, | sans piquant, ni ortie,
Ne peut germer le grain | de l’hirsute˽ ineptie,
Car sa grandeur s’emplit | d’un flux de modestie,
Plus royal que splendeur | et aristocratie.
Pédagogue˽ indulgent, | au vaste répertoire,
Distillant son savoir, | sans rechercher la gloire,
Il restera gravé | tel un fait méritoire,
Captant la mémoire, | de tout un auditoire.
Le jour de son départ, | au soir de sa retraite,
Son soleil fascina | l’assemblée stupéfaite.
Puis, sans ressentiment, | de façon satisfaite,
Il s’éclipsa, serein, | dans la ferveur parfaite.
Oui, je peux lui dire | d’un ton catégorique,
Que je n’effacerais | pas son cachet aulique,
Son jugement courtois, | son humour euphorique,
Son style clairvoyant, | son esprit authentique.
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