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Par-dessous-tout, ne vous accordez pas pour présupposer, que je détiens les
clés d’un esprit scientifique, aussi je ne taquinerais point le cadran solaire en
entreprenantla classification studieuse des cinq cents espèces de bactéries,
confortable installées dans mes entrailles.
Ces impertinentes bactéries s’approprient ma cavité buccale sans vergogne,
puis pénètrent mon œsophage de façon intrusive, s’aventurent dans mon
estomac sur la pointe des pieds, et s’introduisent insidieusement dans mon
colon.
Je n’aurais pas assez d’une existence pour paramétrer une souscription
nationale, prédestinée à contrecarrer ce déluge de cent mille milliards
d’envahisseurs, dont lasupériorité est dix fois plus importante que l’ensemble
de mes cellules.
Je suis à peine finaud, néanmoins, il m’arrive d’épingler la compréhension de
cette défection d’énergie, qui me brutalise, dès potron-minet, lorsque le signal
sonore du réveille matin vint percuter violemment mon conduit auditif.
Instantanément, au saut du lit, je suis contraint de supporter, quotidiennement,
une surcharge pondérale avoisinant deux kilogrammes de microbes, aussi
depuis le jour de ma naissance, j’ai en acheminé quarante-six mille deux cent
vingt-cinq, sans avoir touché le moindre centime d’euro pour ce fastidieux
travail, c’est trop injuste.
Ces infections brochées| de fibres d’égocentrisme,
Ces portunes océaniques, | étrilles tentaculaires,
Dont les perpétuelles | profusions cellulaires,
S’attaquent violemment | aux tissus de l’organisme,
Lui enjoignent de pareil | damnation et tourment,
Qui lui voue sans relâche| tout effroyable moment.
Ces nombreuses et profondes | contagions souterraines,
Ces mouvantes racines | d’origines tubéreuses,
Et ces proéminences | de genèses impétueuses,
Qui la muent en fugaces | et fragiles porcelaines,
Et la guident sans remord | vers une lente agonie,
Remodèlent sa vigueur | en une pâle atonie.
Et sous les contentions | conjointes de ces rhizomes,
Les orchidées se fanent | en bouleversants fantômes.
Dès que le délabrement | s’inféode à bout de force,
Pour priver sans vergogne | les grumes de leur écorce,
Aussitôt, il faut savoir | surjeter les parenthèses,
Et ne plus élaborer | de livresques hypothèses.
Certes, cette thérapie | de conception insigne,
Ainsi que ces mascottes, | talismans, grigris, pendules,
Et fétiches clandestins, | nébuleux et ridicules
Vilement, se plient devant | cette frénésie maligne,
Qui changent subitement | un paradis en enfer,
Sous l’agissement total | et tropical du cancer.
Oh ! douce, délectable, | petite hellébore verte,
Dont la mythologique | délivrance à peine ouverte
Était jubilation, | agrément et découverte,
Un avenir assassin | a prédestiné ta perte.
Souvent, dans cet accablant | soupir, elle geint et pleure,
Mais, l’abjecte géhenne | se cristallise et demeure.
La douleur dilapide| cette auguste silhouette,
Plus vive et aérienne | qu’une folle pirouette,
Aux cheveux étincelants | et légèrement frisés.
Ce n’est plus qu’un’ étique et | consternante girouette,
Cruellement cahotée | de même qu’une mouette
Aux défuntes chimères, | aux feus horizons brisés.
Pourtant ! ainsi - q’un basset | séjournant à son chevet,
Il livre combat, guerroie | pour paralyser les chutes,
Depuis une avalanche | de secondes, de minutes.
Ce fait n’engendrera pas | le plus fin entrefilet.
Nul sujet ne paraîtra, | dans la babillarde presse,
Pour écrire et relater | des siècles de détresse.
Il subit les souffrances, | qu’elle cautionne˽ et endure.
Il boit son invective, | puis déglutit son injure.
Il accepte camouflet | blasphème, soufflet, offense,
Car devant le navrement, | il se raidit sans défense,
Car cette affection va | profaner une jeunesse
Vêtue de prévisions | et munie d’une promesse.
Quand en signe de malheur, | un pavillon noir en berne,
Est hissé à mi-hauteur, | et que loin de la taverne,
Un vaillant navigateur | en perdition et transport
Coule, sombre, chavire | sur les ondes de la mort,
Le nautonier s’éclipse | lors du dernier voyage,
Sans jamais reconquérir | calanque, baie ou rivage.
Son haro de désespoir | résonne comme un écho
Pourvu pour démanteler | les remparts de Jéricho.
Christ miséricordieux | entends, écoute sa voix,
Dissipe ce Golgotha | fait d’épines et de croix,
Afin de le soustraire | d’un irrécusable choix,
Car sa rédemption vaut | une infime once de noix.
Eh ! toi, suprême recours, | qui dans sa mansuétude
Cache et voile les nantis | par ferme sollicitude,
Et qui devant les puissants | se prosterne et s’extasie,
Intronise un règlement | permettant l’euthanasie,
Et ne jette pas l’homme | dans le dédale d’un gouffre,
Mais, amnistie l’indigent | qui geint, se repent et souffre.
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