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Voici, novembre arrive, ainsi que froid d’hiver,
Les feuilles des arbres sont toutes condamnées.
Leur sève se retire en tapinois pervers,
Et file ainsi leur vie, existence damnée !
Automne est avancé, il meurt à petit feu,
Renonçant pour lieux de chagrin et grisaille.
Les fruits sont tombés sur l’humus ruineux,
C’est fin de la corne, pourtant, elle tressaille…
Le vent ce bohème, sculpter est métier,
Cherchant la lumière au fond de son échoppe,
Celle qui s’effondre sur les grands halliers,
Il façonne des murs où lui-même achoppe !
Arrière-saison se mure dans ses gris,
Le temps tourbillonne comme feuilles tournées,
Monceaux sont révélés en ouvrages d’esprit,
C’est nature morte, que l’haleine a prônée !
Nous irons par chemins affaibli de crachin,
Couvert de tristesse regardant vers l’espace,
Comme si un espoir pouvait surgir enfin,
Réfugiant nos corps en vêtements d’audace !
En la création, le vaste globe est roux,
Temps ce soir se lève, déracinant nos âmes…
La blanche solitude est tout près de chez nous,
Unifiant ses forces en un probable drame !
Dimanche 11 octobre 2020 Marcel, alias plumedefou
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