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Le temps des cèpes est revenu, ronds, dodus
Le chant de leurs couleurs parfume ce Bonheur
Serments de gourmets dont les papilles goulues
Printemps d'automne célèbrent accroches-coeurs
Ventripotents aux coiffes brunes si connues
Quand pluie et soleil se montrent jouisseurs...
Viendra préparation, l'épluchage
Opéra en cuisine aux accents précis
Lauréat se devine laissant le sage
Béat car la tentation toujours se rit
D'omerta sur leurs naissances sans tapage
L'oméga joint l'alfa pour un doux paradis...
Un zeste d'ail, de persil, d'huile d'olive
Protestent-ils un instant de ce supplice
Funeste destin, bien sur où salivent
Gestes augustes du maître-queux, malice
Inceste presque, fragrances si furtives
Atteste l'éden d'espérance en calice...
Puis la table dressée, l'oeil boit là ce velours
Luit l'aimable affection, la surprise
Séduit les palais murmurants aux troubadours
Nuit s'efface que lumière irise
L'ouie et, tous vos sens, communion d'Amour
S'appuie d'essences passions quoiqu'on dise...
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