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L'amnésie est tenace
Mais sous sa carapace
Les traumatismes tracent
D'invisibles crevasses
Peu à peu ils menacent
L'intégrité du corps
Fendillent sa surface
Un jour le mur se casse
Comme pour anéantir
Le silence et punir
Ceux qui t'ont fait souffrir
Leurs témoins n'osant dire
Le vrai pour te guérir
Se protégeant du pire
Quand le mystère peut nuire
Et le déni détruire....
Mais la mémoire embrase
Les braises sous la vase
Ta chair feint d'oublier
Lasse,ne peut plus fuir
Alors genoux pliés
Tu écorches le mal
Sur ta peau qui s'étale
Il te faudra tenir
Et peut-être gémir
Le regard sidéré
Le ventre tourmenté
La charpente broyée
Et le coeur foudroyé
Le souvenir brutal
De ce vide abyssal
Sous les violence sombres
Chosifiee tu encombres
En survivant dans l'ombre....
Dans un cri de colère
Tu te souviens naguère
Même aux yeux de ta mère
Pour faire plaisir au père
"Elle",devenait"il"
La cadette docile
Peu à peu va trembler
Toi,l'enfant affublée
D'un surnom presqu'immonde
Lorsque "ton Moi" succombe
Tu tombes,tu retombes
Mais ton esprit surplombe
En marchant sur des tombes.....
Dans la noirceur fatale
Soudain l'éclair brutal
Sa lumière siderale
Jaillit comme un signal
Sous l'effet d'une bombe
Là dans les catacombes
Une immense colombe
T'appelle de l'inconnu
Elle a tout entendu
Et puis t'a mise à nue
Rencontre inattendue
Quand tu étais perdue......
Elle t'a reconnue
En emportant émue
L'enfant trop mûre fourbue
Et pose si menue
Entre tes mains tendues
L'enfance méconnue
Elle a su la nommer
L'accueillir,la sauver.....
Solides comme des roches
Ils se sont tu les proches
Leurs photos se décrochent
Croulant sous les reproches
Les paroles s'effilochent
Ecris,vide tes poches.....
Car l'enfant ignorée
Peut enfin exister
Maintenant elle respire
Et délivrée soupire.....
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