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Parfois, à peine pensés, les mots s’en vont
N’en faisant qu’à leur tête de cochon
Ils prennent tout à coup d’autres directions
Faut croire qu’ils ont leur propre volonté
Mettant tout sens dessus dessous en un éclair
Avec un pied à l’endroit, deux pieds à l’envers
Ils font et refont ce qui leur plait
Et la pauvre plume n’a qu’à bien se tenir
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Ses larmes peuvent couler dans son verre,
Du poète désespéré, ils n’en ont rien à faire
Mais c’est sans compter avec une muse téméraire
Qui, bravant les mots rebelles, remet tout d’équerre
Les prenant au pied de la lettre, sans se faire prier
La plume, toute heureuse, se remet à danser
Transformant les arabesques en éclats de vers
Et là, les mots n'ont plus qu'à bien se tenir.
Ivydall 30 10 20

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