nouvelles-poésies-intérieures

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

🐎🌈🌦️20.1 – Souvenirs d’enfance (début)

le dimanche 08 novembre 2020, à 18:25. Posté par FRANCOIS





    Dans ces buissonneuses préliminaires, il s’avérait légitime, que le fauteuil

    principal fut approprié à notre distingué créateur, qui surgit dans une région

    montagneuseméridionale italienne de la région de Campanie, le cinq octobre

    mille-neuf-cent-vingt-cinq, pendant que l’aviatrice française accomplissait un

    premier exploit dans le ciel en manœuvrant un monomoteur biplan Caudron

    G3, en s’engouffrant sousles câbles du pont transbordeur de Bordeaux, afin

    de collecter les espèces sonnantes et trébuchantes lui permettant de perpétuer

    sa vocation.




    Ce jour béni et euphorique concordait également avec la venue au monde d’un

    des versificateurs illustres argentins Roberto Juarroz, fils du chef de gare de la

    petite ville de Coronel Dorrego, dans la Pampa Húmeda, proche de Buenos

    Aires, et annonçait le début des accords de Locarno entre les prépotents

    représentants de l’Allemagne, la Belgique, la France,la Grande-Bretagne,

    l’Italie, la Pologne,et la Tchécoslovaquie, qui devaient contribuer à façonner

    une paix durable.




    Notre père fut spolié de l’affection maternelle, car il n’eût pas le temps de se

    blottir dans ses bras caressants, vu qu’une maladie soudaine et foudroyante

    la balaya, alors qu’il n’avait pas atteint l’âge de quatre ans.




    Cette fâcheuse et dramatique disparition eut un retentissement préjudiciable et

    des répercutions catastrophiques dès sa petite enfance, car le malheureux

    bambin fut transbahuté tel un paquet de vêtements maculés vers divers

    horizons,dont une respectable et conviviale tante,qui essaya de l’inscrire à

    l’école communale, mais en ces périodes rigoureuses, le corps enseignant

    privilégiait la progéniture issue des échelles sociales argentées au détriment

    des marmousets sortis des classes impécunieuses.




    Devant cette ténébreuse icône de l’injustice, notre paternel entra en rébellion,

    se sauva de ces bancs iniques scolaires, et il dut assimiler rapidement

    l’apprentissage de l’existence, il apprit très tôt à survivre de ses propres ailes,

    en pratiquant de multiples besognes, il devint un astucieux factotum, taquina

    l’initiation aux métiers du cuir, de commis dans une industrie de distillation

    d’alcools et de spiritueux, acquit les compétences d'un valeureux bûcheron,

    d'un noble houiller…




    Lorsque ma compréhensibilité augmenta en ouverture d’esprit, il nous relata

    alors les foisonnantes facettes de cette spécialité, nous énuméra

    méthodiquement les innombrables étapes de ce métier, nous aimions écouter

    ces exposés instructifs sur l’assujettissant fossoiement d’une appréciable

    cavitédans le sol, au centre duquel il introduisait d’imposantes pièces en bois

    de dimensions non négligeables, reparties sur toute la circonférence de la

    fosse.




    Certes, nous imaginions que les essences sylvicoles ne devaient point faillir

    dans ces régions montagneuses, ainsi tout charbonnier utilisait les aunes

    cordiformes aux feuillages caducs, les chênes verts, chevelus,pédonculés ou

    pubescents, les châtaigniers européens, les marronniers communs, les

    peupliers noirs, les tilleuls aux grandes ou petites frondaisons, les pins parasol,

    les érables à feuilles d’obier, afin de confectionner un foyer à proximité duquel

    il accommodait les rondins boiseux vigoureux, mais non imprégnés en forte

    teneur d’humidité.




    Une fois que les accortes bûches étaient distribuées dans la robuste cheminée,

    il réservait des passages adéquats pour une stimulante combustion, et dès que

    le séduisant édifice était achevé, il le tapissait adroitement de touffes

    herbeuses, de branches végétales et de mottes terreuses.




    Il incorporait méthodiquement des ramées empourprées par les suffisants trous

    d’ignition, puis l’insidieux flamboiement irradiait l’ensemble des produits incan-

    descents, et suivant le volume de l’amoncellement, la pertinente calcination

    s’opérait entre deux à six jours.




    Néanmoins, durant cet interstice temporel, le charbonnier chagrin se devait de

    rester sur le qui-vive, soit en ralentissant une activité focale farouche, soit en

    accélérant le dynamisme du brasier, en amplifiant le diamètre des brèches pour

    maintenir une excellente cuisson.





















<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : Pas de note)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaires ( 0 ) (Ajouter un commentaire)

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet