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En ce siècle de disgrâce et de détresse, couramment ébranlé par les
commotions tautologiques des tremblements de terre, les plus craintifs
emmitouflés dans leurs haillons de névrose et de terreur somnolaient lors
des obscurités taciturnes sur des étendues plates arables de peur d’être
ensevelis sous la toiture de leur gîte, quant aux plus impavides, ils s’abritaient
le soir dans leur modeste chambre à coucher pour ne plus entendre les
hurlements stridents et térébrants des canidés déchirant pleinement les voiles
trémmulantes des nuits almandines.
Hasardons-nous à esquisser laconiquement l’environnement discret des
alcôves, endroit délicieux pour se prélasser, qui ne jouissaient pas de
conforts analogues, selon les distinctions anthropologiques, attendu que la
majorité des nécessiteux recueillait une paillasse miteuse et acrimonieuse,
la coterie fastueuse bénéficiait de couettes moelleuses réalisées en duvet
d’oie ou de canard, et la caste supérieure de futons ordonnancés avec les
dernières technologies.
Dans ces refuges confidentiels, où se fréquentaient la présence et le trépas, la
mortalité infantile, déclenchée par les nocives altérations gastro-intestinales,
les douloureuses inflammations des bronches, les terribles fluxions de poitrine,
les redoutables phtisies, les corruptibles épidémiologies de la diphtérie, les
quintes de toux microbiennes sublimées par la coqueluche, les infections
virales éruptives aigues de type rougeole , sans oublier la maléfique méningite,
était impertinente pendant ces moments d’absurdité et de disette.
Dans les chambres à coucher spartiates, les plausibles compartiments
positionnés dans la conception inférieure de l’édifiant meuble de rangement,
achalandé de rayonnages succincts, et outillé de portes, dont l’une était
pourvue d’une psyché chanfreinée , ne devaient point inclure de belles
guêpières, d’affolants balconnets, et de luxueux bas nylon, mais dans la
révérencieuse déférence des coffres, et des volumineuses malles reposaient
sereinement les éléments composites d’un trousseau nuptial, constitué de
vêtements corporels, de linges de table, et d’accessoires pour la literie.
Sur cette ubuesque planète, notre téméraire puînée trottinait gaillardement dès
l’âge de neuf mois, et cette pile galvanique s’égayait facétieusement tout en
s’empressant de moissonner la clé, que notre mère admirative projetait en l’air
par simple jeu, bien qu’elle craignît quelque chute de notre intrépide benjamine.
Une autre délectable anecdote se rapportant à notre impulsive cadette serait à
raconter, les incidents relatés se déroulaient par une radieuse journée
ensoleillée, lorsque notre bienveillante génitrice fut dans l’obligation de
s’absenter une poignée de minutes pour se diriger sur l’environnante
boulangerie pour acquérir notre quota de pain céleste, et voici notre prompt
et dynamique junior , qui accomplissait une remarquable sieste, s’extirpa
subitement de son assoupissement et de sa torpeur pour déferler furieusement
vers le balcon ceinturé de belles protections, immobilisa malencontreusement
sa petite frimousse entre deux atrabilaires barreaux, et s’égosilla
frénétiquement en ameutant tout le voisinage.
En revivant cette désopilante historiette, qui aurait pu s’avérer dramatique,
nous orientâmes nos talons vers un eldorado fantastique, en immolant le
vaste porche guidant à cette anodine dénivellation pavée, finalisée par une
fabuleuse source, où les villageoises portant sur leur tête un chiffon entortillé
en rond se rendaient pour gorger leurs récipients en eau, les agriculteurs
déposaient leurs bouteilles de vin au frais après une rude journée de travail aux
champs, et les bambins adoraient y batifoler et se rafraîchir les pieds.
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